Gérer les interfaces et la sécurité des zones de travaux du COS

La préparation des zones de travaux du COS nécessite une grande coordination entre les différents gestionnaires de voiries et particulièrement sur les chantiers des raccordements autoroutiers où la mise en place des balisages et des déviations de flux est complexe.

Retour d’expérience et interview de Frédéric Cochin, Chef de service signalisation globale chez VINCI Construction Terrassement, chargé de gérer le chantier du COS dans son articulation avec les concessionnaires et collectivités gérant les infrastructures existantes. « Mon domaine de compétence est transverse sur l’ensemble des métiers. Bien avant d’obtenir les arrêtés nécessaires à la mise en place des balisages et autres mesures de protection pour les usagers et personnels de chantier, j’effectue une planification alliant le recensement des contraintes des différents corps de métiers intervenants sur les travaux à chacune de leurs phases. J’y ajoute celles de maintenance et d’exploitation de Sanef (A4), de la Direction interdépartementale des routes (DIR Est, en charge de l’A35), de l’Eurométropole et du conseil départemental pour les routes qui leur incombent. »  

Les désagréments potentiels liés au chantier se planifient plus d’un an avant les travaux et s’ajustent quelques mois avant. « L’idée est de sécuriser les usagers, de minimiser la gêne occasionnée et de travailler en bonne intelligence avec les autres concessionnaires et gestionnaires afin de permettre, lorsque c’est possible, de combiner leurs besoins d’intervention aux nôtres pour impacter le moins possible la circulation. Une réfection d’enrobés peut par exemple se réaliser dans la concomitance de nos travaux, en utilisant nos balisages et mises en place de déviations de flux. Tout cela demande beaucoup d’anticipation et de coordination afin de satisfaire chaque partie prenante. »

L’Échangeur nord est l’un de ces points névralgiques d’intervention avec des travaux importants d’ARCOS (viaduc et section couverte de Vendenheim) comme de la Sanef avec création de bretelles d’insertions et de connectivités entre l’A4 et la future A355, sans oublier l’A35 de Lauterbourg vers Strasbourg gérée par la DIR Est. Si les usagers ont l’impression que ces portions d’autoroutes autour du futur échangeur sont fortement perturbées et qu’il y a de nombreux bouchons, Frédéric Cochin constate qu’il « existe toujours une différence entre l’impact ressenti et l’impact réel sur les flux de circulation. Il faut reconnaître la gêne ressentie par ceux dont nous bouleversons les habitudes, mais aussi rappeler que nous opérons principalement la nuit. Le niveau de bouchons mesurés sur ces axes n’a aussi, contrairement aux idées reçues, que légèrement augmenté, car des itinéraires de délestage ont été mis en place et bien souvent la limitation de vitesse entraîne une meilleure fluidité du trafic. »