Environnement et biodiversité à 360°

Début juillet 2020, les 1315 hectares de travaux visant à compenser l’impact des milieux listés dans les inventaires écologiques étaient sur les rails.

En cheffe d’orchestre, Claire Pérot. 

Elle est en charge de la mise en œuvre des mesures compensatoires validées par arrêté préfectoral et de leur suivi. Avant que le chantier du COS n’impacte les milieux naturels, cette jeune alsacienne faisait valider, selon les besoins, des « conventions mises en place avec les propriétaires et les exploitants pour permettre la réalisation des travaux de compensations écologiques. Les 26 sites ex-situ, c’est-à-dire à l’extérieur des emprises foncières du COS, sur lesquels nous intervenons concernent plusieurs dizaines d’exploitants, ce qui n’est pas une mince affaire.  Les travaux de mesures compensatoires portent par exemple sur le remplacement d’une culture de maïs par une prairie de fauche favorable à certains milieux protégés. » 

 A fin juillet, l’ensemble des travaux sur les sites avaient débutés et 85% des mesures compensatoires avaient d’ores et déjà été mises en œuvre. « Mais il faut bien comprendre que ce n’est jamais fini », explique Claire Pérot dans un sourire, « car il faudra revenir à intervalles réguliers pour faucher, tailler les arbres et entretenir chaque site sur l’ensemble de la durée de la concession, soit 54 ans. Tous ces sites feront l’objet d’un suivi avec la mise en place de protocoles visant à évaluer la pertinence des mesures mises en œuvre. » Le Contournement Ouest de Strasbourg est la première infrastructure pour laquelle l’État a imposé la maîtrise foncière des compensations avant les premiers impacts sur l’environnement. Pour environ 280 hectares d’emprise définitive, 1315  sont nécessaires au déploiement des mesures compensatoires. Cette importante surface est répartie en 113 hectares de milieux forestiers, 120 hectares de zones humides (création de mares et habitats pour amphibiens…) ou encore près de 1000 hectares de cultures favorables au Grand hamster. « Nous cherchons à intervenir le plus près possible des milieux d’origine, profitant par exemple des travaux de franchissement des cours d’eau pour en réaménager le cours et les abords. »

 Claire Pérot tient à jour un tableau à plusieurs entrées listant l’ensemble des sites de compensation, la diversité des milieux impactés et la compensation réalisée par site. La réalisation des mesures est confiée à Nature et Techniques, une entreprise spécialisée de Muttersholtz. Les services de l’État exercent quant à eux un contrôle après travaux pour valider la conformité de chacune des mesures prises et veiller au respect de chaque réglementation spécifique. « Certains milieux doivent se compenser à hauteur de deux fois leur superficie d’origine, d’autres cinq fois. Ça peut vite devenir un casse-tête, mais c’est pour la bonne cause. »