Travaux du COS : on commence par quoi ?

Alors que le Préfet du Bas-Rhin a signé fin août les arrêtés environnementaux permettant le démarrage des travaux définitifs du Contournement Ouest de Strasbourg, Bruno Perverie, directeur du sous-groupement Infrastructures de SOCOS, revient sur les principales étapes des travaux à venir.

Par quels types de travaux débute un projet autoroutier de 24 km ?

Pour réaliser un tel équipement, il est bien entendu nécessaire de faire des études, dessins et plans préalables à tout travail de terrain. Notre action commence après cette étape et celle de reconnaissance géotechnique et topographique sur des points précis du tracé. La phase des travaux débute par l’implantation de piquets matérialisant l’emplacement de la future autoroute. C’est ce que l’on nomme “l’emprise”. Puis nous posons des clôtures de mise en défens, matérialisant les zones sensibles, notamment celles où se trouvent des habitats et des espèces protégés autour du tracé. Elles évitent que des animaux ne viennent sur le chantier et elles matérialisent ces zones pour que nos collaborateurs et nos engins n’abîment pas ces espaces. En parallèle, nous démarrons les assainissements provisoires pour protéger les cours d’eau des boues qui pourraient provenir du chantier lors d’orages. Cette première phase prend quelques semaines.

Ensuite, place au terrassement ?

Nous sommes en charge de la réalisation des gros ouvrages (ponts, viaducs…) et du terrassement. Pour cela, nous avons recours à une soixantaine de machines. Ces ateliers de machines sont capables de produire de 500 à 1 000 m3 de terrassement par heure. Cela fait beaucoup de terre remuée, souvent arrosée pour limiter au maximum la dispersion de poussières par le vent. Les premiers travaux consistent à créer des pistes d’accès sur le tracé et à monter une plateforme de construction afin que, de novembre à février, nous puissions continuer les travaux de génie civil lorsque le terrassement s’arrête au creux de l’hiver. Gros ouvrages et terrassement prendront à minima deux saisons (d’avril à septembre) car, à l’instar des agriculteurs, nous sommes dépendants des précipitations et du froid. Nous travaillons de manière linéaire car il est impératif de dégager des kilomètres pour laisser le champ libre à l’étape suivante : la réalisation des chaussées (l’enrobé), des dispositifs de sécurité et de la signalisation (peinture des voies et signaux, pose des glissières de sécurité) qui prendront une année complète.

Comment vous organisez-vous durant cette seconde phase pour limiter l’impact des travaux pour les riverains ?

Limiter les interférences avec les riverains est une priorité pour nous car toutes les fermetures temporaires de route entraînent des déviations, et donc des inconvénients pour les usagers. Nous travaillons de concert avec le Conseil départemental du Bas-Rhin et les services de l’Eurométropole pour réduire au maximum la gêne occasionnée. Notre priorité est de mettre en place des rétablissements le plus vite possible pour assurer l’écoulement normal du trafic. Pour faire simple, il s’agit de raccorder les routes existantes en passant au-dessus ou en-dessous du COS.

Combien de personnes seront mobilisées sur le chantier ?

Une centaine, principalement de l’encadrement, prépare déjà la première phase. L’équipe devrait doubler au cours du mois de septembre pour atteindre près de 400 personnes à la fin du printemps prochain. Nombre d’entre elles sont employées par des sous-traitants partenaires dont certains locaux. À titre d’exemple, les premiers travaux du COS comme la création des pistes ou les déviations des routes sont confiées à des entreprises comme Trabet, Denni Legoll, Lingenheld…