Les travaux préparatoires ont débuté

Pour toute construction d’ampleur, une campagne de sondages de reconnaissance géotechnique doit être mise en œuvre. Découverte d’une étape cruciale.

Avec le début des sondages géotechniques, il s’agit de recueillir des informations précises sur la nature géologique des sols, les propriétés physiques et mécaniques de leurs composants. Une mise à jour fine des données issues de la phase d’études préliminaires (2001-2004), indispensable pour avancer sur la conception des ouvrages de l’infrastructure (ouvrages d’art, viaducs…). Thierry Thomas, chargé de mission géotechnique chez SOCOS, détaille trois grands types de terrains étudiés pour l’A355 :

« À l’extrême Sud, la plaine alluviale de la Bruche nécessite de nombreux remblais. Les deux tiers du tracé empruntent le plateau du Kochersberg, fait de lœss, des dépôts sédimentaires détritiques meubles issus de l’érosion éolienne et datant des dernières glaciations. Une matière dont on fait historiquement des briques dans la région, notamment à Hochfelden. Le profil des paysages entraîne la conception d’une succession importante de déblais et de remblais. Enfin, nous retrouvons une plaine alluviale après Vendenheim, à dominante sableuse qui nécessitera aussi des remblais. »

Le long du Contournement Ouest de Strasbourg, les premiers sondages géotechniques débuteront au mois de septembre pour s’achever en février 2017.

Les prélèvements iront de 15 à 30 m de profondeur. Cette étape est cruciale car ses résultats sont indispensables à la conception des ouvrages d’art (ponts, viaducs…). À l’image du déblai de Kolbsheim qui « par sa taille assez imposante nous oblige à déterminer et étudier précisément les formations géologiques qui le constituent pour prévenir toute mauvaise surprise. » La conception détaillée des trois ouvrages d’art de grande envergure (deux viaducs et une section couverte) comme celle de leurs fondations permettra de vérifier l’adéquation entre leur typologie et leurs fonctionnalités, afin notamment de minimiser les impacts des futurs ouvrages sur l’intégrité du milieu naturel