En quête d’histoire

Avant tout aménagement d’ampleur, une étape d’archéologie préventive permet de rechercher d’éventuels vestiges présents sur un terrain et d’étudier les éléments du patrimoine susceptibles d’être affectés par les remaniements du sol.

L’évolution récente et rapide de la réglementation de l’archéologie préventive a introduit de nouvelles dispositions pour concilier les exigences de la recherche scientifique, de la conservation du patrimoine et du développement économique et social. Sous l’égide du Préfet de Région, elle permet aux archéologues de mener des recherches en intervenant avant la réalisation de travaux d’aménagement. Sur ce chantier, deux opérateurs réalisent les diagnostics : le PAIR (Pôle d’Archéologie Interdépartemental Rhénan) et l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Le diagnostic archéologique constitue la première étape.

Elle a pour but d’évaluer la densité, l’état de conservation et l’intérêt scientifique des vestiges enfouis. Sa durée est estimée entre 5 et 6 mois et débutera à l’automne, dès la fin des récoltes. Généralement est réalisé le creusement de tranchées à la pelle mécanique sur environ 5% de la surface qui sera aménagée. L’opérateur agréé procède à l’exécution de sondages à l’aide d’un engin de terrassement (pelle hydraulique).

Les tranchées, réalisées sous le contrôle de l’opérateur archéologique, font quelques mètres de longueur et de largeur, pour une profondeur moyenne variable de 80 cm à 1 m, pouvant ponctuellement atteindre 3 m.