« De gaité de cœur, personne n’a envie d’avoir une autoroute sous son nez… même si beaucoup de personnes l’empruntent », estime Martin Pacou, Maire d’Ernolsheim (depuis 2014) qui ne cache pas ses réserves émises à l’annonce de l’arrivée du COS à proximité de sa commune, d’autant que des habitations ont été construites près du tracé, parfois à 200 mètres. Plutôt que de s’opposer, il décide d’adopter une attitude constructive et négocie avec le groupe VINCI l’implantation d’un rideau végétal, en plus du mur antibruit ou du système d’écoulement des eaux. Placé à mi-distance entre l’autoroute et les habitations, le mur de végétation, permettra de masquer la route : « Il s’agit d’abord d’une protection visuelle, mais masquer quelque-chose d’où émane un bruit, c’est contribuer à l’oublier », affirme l’élu qui a dû « prendre son bâton de pèlerin » pour aller convaincre la Communauté de Communes de la région Molsheim-Mutzig, acceptant de mettre gracieusement 430 mètres linéaires de ses terres à disposition, les exploitants agricoles ou autres propriétaires. Au total, la longue rangée d’arbres protectrice fera environ 1000 mètres. À ce jour, il reste un dernier quart à planter.